Tests de terrain : le RESPE bouge, les pratiques évoluent
31/01/2026
Pratique - Scientifique
Depuis quelques années les tests PCR de terrain se développent grâce à divers fabricants, dans de nombreuses espèces, et de plus en plus de praticiens les utilisent. Nous savons tous qu’il y a PCR et PCR, que toutes les techniques ne se valent pas et que sensibilité et spécificité doivent être nos guides.
La bonne pratique est tout aussi importante et rien ne serait pire que de tester l’ADN viral volatile contaminant du couloir d’une clinique ou pire celui de la voiture du praticien : les faux positifs tout comme les faux négatifs sont nos ennemis ! La fiabilité d’une technique de laboratoire est tout autant liée au matériel lui-même qu’aux conditions de prélèvement, de conservation et de manipulation.
A ce jour les méthodes RT-PCR des laboratoires sentinelles du RESPE (Labeo et Vetodiag) restent les méthodes de référence pour une déclaration RESPE en syndrome respiratoire mais dépister une maladie virale contagieuse chez un cheval fiévreux un vendredi à 16 heures fait prendre le risque d’une alerte parfois trop tardive et pourtant cruciale au début d‘une épidémie.
La filière équine demande depuis plusieurs années au RESPE de prendre en compte les résultats des PCR de terrain mais il fallait d’abord tester la sensibilité et la spécificité puis mettre en place un cahier des charges strict pour les cliniques vétérinaires utilisant les tests de terrain et dont les résultats pourront être pris en compte.
Ainsi tous les tests positifs de terrain en grippe ou EHV1 devront être confirmés par le laboratoire d’appui LABEO de Saint Contest : chaque praticien devra envoyer l’écouvillon nasopharyngé initial et le liquide de décharge du test de terrain à Labéo en Chronopost, si possible le jour même. Cette confirmation sera financièrement prise en charge par le RESPE.
Enfin la connaissance de la souche virale circulante est essentielle pour l’épidémiologie et la prévention qui en découle.