Déclarer c’est protéger !

31/03/2025

Pratique

Comme vous le savez tous le RESPE est une création de l’AVEF, issue il y a 25 ans de la commission maladies infectieuses ! Nous devons beaucoup à François Vallon, Guillaume Fortier, Richard Corde, Jean-Luc Cadoré, Anne Couroucé et bien sûr Jean-Yves Gauchot qui en 18 ans a su profondément ancrer le RESPE comme pilier du sanitaire de la filière équine, grâce notamment à une cogestion avec les socio-professionnels qui permet au réseau d’être apolitique et indépendant.

Être le nouveau président du réseau est un honneur et comment refuser de relever le défi d’un RESPE 4.0 ? Notre association est sollicitée de toutes parts et l’attente de la filière est bien là: épidémio-surveillance, recherche, formation, communication, animation des réseaux, travail du conseil scientifique et technique, ouverture internationale, etc.

Notre première mission est de renforcer l’équipe opérationnelle pour répondre à la demande de toutes ces taches et donc d’augmenter significativement notre budget de fonctionnement encore bien trop fragile et sans vision pérenne. Un fond de dotation est en cours de création.

Notre second objectif est de structurer la prise en compte des tests rapides, ce que vous êtes nombreux à souhaiter. Enfin le troisième objectif à plus long terme est de mettre le RESPE en bon ordre de marche pour répondre aux enjeux sanitaires de demain, déjà à nos portes : résistance aux pathogènes (exemple de Rhodococcus equi) et aux parasites (cyathostomes), mutations des germes (rotavirus par exemple), impact du réchauffement climatique sur la flore (plantes toxiques) et la faune, extension de maladies connues (exemple Fièvre West Nile) ou émergentes, etc.

Dans le même temps, les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle sont de précieux alliés. À titre d’exemple, le RESPE vient de mettre au point une nouvelle application sur la détection des plantes toxiques pour le cheval (voir article infra). La généralisation des puces thermiques (« thermochip »), puis peut être demain la lecture de température par méthode externe (muqueuse de l’œil ?) vont également nous aider à dépister en routine les chevaux en début d’infection.

Vous l’avez compris si le développement du RESPE passe en bonne partie par l’engagement des vétérinaires sentinelles il est aussi l’affaire de tous nos détenteurs à qui nous devons rappeler l’anonymat et l’importance des déclarations au service de la biosécurité de tous.

Déclarer c’est protéger !

Jean-Marc BETSCH, Vétérinaire, Président du RESPE et Vice président de l'AVEF