La commission Génétique s’est réunie le vendredi 10 octobre, autour d’un déjeuner, lors du congrès annuel de l’AVEF, à Reims.

 

Etaient présents : MMes M.C. Dupuis, Programme Genequin Goustranville,
    E. Ramery, Université de Liège,
A.    Ricard, Inra/HN, Toulouse,
      MM.  St. Chaffaux, Inra Jouy,
     V. Gerber, clinicien en médecine interne, Berne,
     G. Guérin, Inra Jouy (Pdt),
     P. Legault, praticien, Campagne les Hesdin,
     E. Palmer, Cryozootech, Sonchamp,

G. Guérin expose les objectifs de la commission de Génétique de l’AVEF :  identifier les bases moléculaires d’affections d’origine génétique chez le Cheval afin de proposer des tests de diagnostic aux praticiens vétérinaires et une aide à la gestion des croisements aux éleveurs. Ce travail nécessite de rassembler des cas cliniques auprès des vétérinaires de l’AVEF et de les sensibiliser à la question des maladies d’origine génétique.
Dans le but de diffuser l’information, un site Internet francophone consacré à la génomique équine peut être consulté à l’adresse électronique : http://dga.jouy.inra.fr/horse.genomics/welcome.html, ou accessible sur :
le site de l’AVEF http://www.avef.fr/,
le site du RESPE http://www.respe.net/
ou par Google (taper : génomique cheval).
Ce site rassemble les données du programme international de génomique équine ayant conduit au séquençage complet du génome et envisage ses applications. Les objectifs de recherche sont décrits, notamment ceux concernant les maladies génétiques déjà identifiées et celles en cours d’étude.
La discussion a porté sur les moyens de rassembler des cas cliniques indispensables aux recherches en génétique.
G. Guérin expose les objectifs du programme Genequin : identifier les bases génétiques de deux affections, l’ostéochondrose et l’hémiplégie laryngée. Le programme rassemble des équipes de l’Inra, du Cirale et de l’Université de Liège. Il est financé par l’ANR (Agence Nationale pour la Recherche), les Haras nationaux le fonds Eperon, la Région basse Normandie et l’Inra pour une période de quatre ans. Des praticiens vétérinaires de la région participent au programme en prenant les clichés radiographiques articulaires nécessaires à l’identification des lésions ostéo-cartilagineuses.
G. Guérin annonce la mise en place, en 2008,  d’un « observatoire des anomalies génétiques équines » ayant pour objectif le recueil, par les vétérinaires et ainsi que par différents intervenants dans les élevages, des cas d’anomalies cliniques pouvant avoir une base génétique. Une fiche de déclaration des cas est mise à la disposition des praticiens qui souhaitent participer à cet observatoire. Pour tout renseignement, consulter les sites Inra (http://dga.jouy.inra.fr/cgi-bin/lgbc/intro2.pl?BASE=horse), RESPE (http://www.respe.net/) et Haras nationaux (http://www.haras-nationaux.fr/portail/).
V. Gerber expose ses recherches sur la Pousse. La coségrégation de marqueurs microsatellites et SNP (Single Nucleotide Polymorphism) et des symptômes de la maladie est recherchée dans deux familles de chevaux élevés en Suisse. Cette recherche a été initiée par les éleveurs de ces chevaux de selle. Il note également la difficulté de rassembler un nombre  des cas cliniques suffisant pour ce type d’étude.
E. Ramery fait part de ses recherches  sur la transcriptomique,  à savoir l’étude de l’expression des gènes lors de maladies de l’appareil respiratoire du Cheval. Elle conduit cette recherche en Belgique.
La nécessité de resserrer les collaborations entre les équipes belge, suisse et française est abordée et devrait prendre corps au cours de l’année à venir afin d’augmenter. Ce rapprochement devrait augmenter le nombre de cas cliniques et ainsi optimiser les analyses statistiques.
P. Legault fait part de cas d’épistaxis et souhaite que ce problème soit abordé sous l’aspect génétique bien que le nombre de cas officiellement répertorié soit faible.
E. Palmer discute de l’intérêt du clonage chez le Cheval. Il souhaiterait mesurer l’impact des mitochondries sur les performances des descendants de ses clones.

La commission génétique espère trouver les moyens de convaincre les praticiens de l’intérêt de ces recherches. Celles-ci vont se développer grâce à l’arrivée d’outils très performants issus du séquençage complet du génome équin. Elle est à l’écoute de propositions émanant de l’AVEF en vue de faciliter et augmenter les transferts d’informations dans le but d’ouvrir des collaborations.

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