Communiqué de la commission Bien être et Comportement de l’AVEF sur la gestion de la fin de vie des equides

Vous n’ignorez pas les récentes prises de positions de l’AVEF, largement médiatisées,  sur la problématique de la fin de vie des équidés, prônant la création d’un sas de blanchiment forfaitaire de six mois pour s’affranchir de l’exclusion du cheval de la filière bouchère.

 

En faisant la promotion de la destination bouchère comme étant soit disant la réponse apportée par la profession vétérinaire à cette problématique, l’AVEF a pris une position péremptoire:

-          qui peut heurter l’éthique d’une partie non négligeable de confrères, d’acteurs de la filière ainsi que l’opinion publique, indépendamment de tout débat idéologique sur l’hippophagie.

-          qui est précipitée et tout sauf pragmatique, le marché et les perspectives de développement de la filière bouchère équine n’étant pas en mesure d’absorber la population croissante des chevaux en retraite d’activité et de prévenir le développement des abandons de chevaux en fin de vie,

-          qui n’est pas réaliste, les abattoirs français n’étant pas aux normes pour l’abattage des chevaux

-          qui n’est pas le fruit d’une réflexion collégiale avec la commission ad hoc ni avec d’autres acteurs du bien-être animal

Le sujet n’est pas de débattre sur l’hippophagie mais bien d’affirmer que la promotion de la filière bouchère n’est pas une priorité.

Des solutions existent pourtant qui permettraient de répondre à la fois à cette question sociétale essentielle et de défendre les intérêts de la profession vétérinaire. En effet, aujourd’hui, loin du microcosme parisien des courses, nombreux sont les confrères qui investissent de leur temps et de leur compétence dans le domaine de la gériatrie équine, domaine d’avenir avec le vieillissement de la population équine. Agir pour la responsabilisation des propriétaires et des utilisateurs, pour la mutualisation des frais de retraite et d’équarrissage, pour une gestion éthique de la fin de vie des chevaux, telles sont les priorités que devraient défendre nos représentants.

En conséquence, la commission bien-être et comportement de l’AVEF affirme sa désapprobation de cette prise de position du bureau de l’AVEF !

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